Potentiel économique

Afin de mettre en valeur le potentiel économique du Nord, le gouvernement s’est fixé six objectifs :

  • Favoriser la mise en valeur responsable des ressources naturelles du Nord;
  • Miser sur la diversité des ressources naturelles, notamment dans le domaine minier;
  • Favoriser l’investissement privé;
  • Accroître la transformation au Québec des ressources du Nord;
  • Favoriser la diversification de l’économie locale et régionale;
  • Maximiser les retombées économiques sur le territoire du Plan Nord et dans tout le Québec.
Énergie

Énergie

Mise en valeur du potentiel énergétique du Nord

L’exploitation et la transformation des ressources naturelles sont des secteurs d’activité particulièrement énergivores. L’offre énergétique à prix concurrentiel est donc un facteur important pour attirer des investisseurs et réaliser des projets économiquement viables. Le gouvernement entend mettre l’accent sur le développement d’énergies propres et novatrices pour l’approvisionnement des communautés isolées. Il compte également sur une diversification de l’offre énergétique afin d’assurer la rétention, le développement et la diversification économique des entreprises qui s’y trouvent.

Le potentiel offert par le gaz naturel liquéfié, l’éolien et la biomasse constitue un atout de taille pour les régions qui pourraient en bénéficier, notamment dans l’optique où ces différentes sources d’énergie peuvent être combinées.

 

Priorités

  • Élaborer, avec les intervenants concernés, la Politique énergétique du Québec 2016-2025.
  • Assurer un approvisionnement électrique à des conditions compétitives pour le développement minier.
  • Assurer un approvisionnement en gaz naturel à un prix compétitif pour améliorer la rentabilité des mines, réduire leurs émissions de GES, attirer de nouveaux investissements et approvisionner le Nord en gaz naturel liquéfié.
  • Soutenir les projets des communautés et des entreprises hors réseaux visant à remplacer la production d’énergie à partir de combustibles fossiles par des sources d’énergies renouvelables.
  • Assurer un approvisionnement électrique à partir d’extensions du réseau de transport partout où cela est possible et avantageux.
  • Assurer un approvisionnement stable en hydrocarbures aux municipalités de la Moyenne-Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord.

Carte 6 – La production électrique sur le territoire du Plan Nord

Mines

Mines

Diversité des ressources

Le territoire du Plan Nord renferme de nombreux gisements. Ce qui représente l’ensemble de la production québécoise de nickel, de cobalt, des éléments du groupe du platine, de zinc, de minerai de fer et d’ilménite. Le territoire du Plan Nord est aussi la source d’une part importante de la production de métaux précieux dont l’or. Il possède également un potentiel qui n’est pas encore exploité avec de l’apatite, du lithium, du vanadium, des diamants, du graphite (et du graphène) et des éléments de terres rares.

L’activité minière crée déjà de nombreux emplois sur le territoire du Plan Nord, mais pourrait en créer davantage si le contexte économique mondial était favorable. En plus des 12 700 emplois miniers actuels, les 17 projets miniers aux étapes de la mise en valeur et du développement pourraient engendrer plus de 22 milliards de dollars d’investissements, créer plus de 10 000 emplois durant la construction et générer ensuite 9 730 emplois par année pendant l’exploitation. Par ailleurs, plus de 263 projets d’exploration ont été recensés sur le territoire du Plan Nord en 2013.

Priorités d’action 2015-2020 dans le secteur minier

  • Acquérir des connaissances sur le territoire du Plan Nord, afin d’assurer le développement responsable de nos ressources minérales pour les générations actuelles et futures.
  • Poursuivre le nettoyage des sites d’exploration minière sur le territoire du Nunavik selon l’entente conclue entre l’Administration régionale Kativik, la Société Makivik, le Fonds Restor Action et le MERN, conclure des ententes similaires avec le gouvernement régional sur le territoire Eeyou Istchee Baie-James et effectuer la restauration du site minier abandonné Mine Principale. Le gouvernement est également sensible aux besoins de nettoyage des autres sites non couverts par ces ententes.
  • Utiliser la plate-forme de communication offerte par Québec Mines pour informer, consulter et favoriser les échanges entre les acteurs de l’industrie, le gouvernement, les décideurs régionaux et la population sur les questions entourant l’exploration minérale et l’exploitation minière.
  • Dans une perspective de diversification, soutenir les projets porteurs de mise en valeur de minéraux tels que le diamant, l’apatite, l’ilménite, le graphite et les terres rares.
  • Acquérir des titres de participation par l’intermédiaire du Fonds Capital Mines Hydrocarbures dans des entreprises qui exploitent des substances minérales du domaine de l’État ou qui en font la transformation au Québec.

Carte 4 – Les mines actives et les projets miniers sur le territoire du Plan Nord

Forêts

Forêts

Diversifier et valoriser 

La possibilité forestière annuelle du territoire du Plan Nord est de 11,8 millions de mètres cubes de bois, ce qui représente 39 % de la possibilité forestière des forêts du domaine de l’État. Un total de 36 usines possédant des garanties d’approvisionnement en forêt publique s’approvisionnent sur le territoire du Plan Nord et 9 d’entre elles y sont situées. Ces activités soutiennent environ 12 500 emplois.

Un aménagement forestier intégré

Depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier, en avril 2013, le Québec dispose d’un régime forestier moderne et de calibre mondial. Celui-ci repose sur une gestion répondant aux plus hauts standards d’aménagement durable des forêts et s’inscrit parfaitement dans le déploiement d’un projet de développement durable de l’ampleur du Plan Nord.

Priorités d’action 2015-2020 dans le secteur forestier

  • Valoriser la biomasse forestière à des fins énergétiques pour l’industrie minière, les communautés isolées et les usines de cogénération.
  • Développer le potentiel du bioraffinage par l’extraction des composantes dans la matière ligneuse.
  • Mettre en place un régime collaboratif de gestion des ressources forestières sur le territoire couvert par l’entente de la Paix des braves.
  • Favoriser le développement d’une industrie des produits du bois performante et compétitive sur la Côte-Nord.

Carte 5 – Les grandes zones de végétation

Faune

Ours noir

Accroître les retombées socioéconomiques des activités fauniques tout en assurant la pérennité de la ressource

Les ressources fauniques présentes sur le territoire du Plan Nord sont un élément fondamental de la biodiversité au Québec. Elles sont particulièrement importantes pour la culture, les traditions et l’alimentation des nations autochtones.

Ces ressources offrent aussi un vif intérêt pour les activités sportives de chasse, de pêche, de piégeage et d’excursions liées à l’observation de la faune. Ces activités se traduisent par des retombées économiques significatives pour les communautés locales et autochtones ainsi que pour le Québec dans son ensemble.

En revanche, les ressources fauniques en milieu nordique sont très vulnérables au prélèvement et à la perturbation de leurs habitats. Le développement du territoire et la mise en valeur de ces ressources requièrent donc que les activités qui y sont reliées soient adéquatement encadrées pour assurer l’intégrité et la pérennité des populations fauniques.

Priorités d’action 2015-2020 dans le secteur faunique

  • Mettre en œuvre un programme d’aide financière quinquennal visant à favoriser l’acquisition de connaissances, le développement et la mise en valeur des ressources fauniques et la participation des communautés locales et autochtones.
  • Identifier le potentiel et les enjeux fauniques par des activités de recherche appliquée.
  • Soutenir l’élaboration et l’offre de programmes de formation en protection de la faune adaptés aux communautés autochtones.

Carte 7 – Les territoires fauniques

Tourisme

Tourisme

Favoriser le développement du tourisme en mettant en valeur le caractère distinctif du territoire

La Stratégie touristique québécoise au nord du 49e parallèle, lancée en novembre 2011 dans le cadre du Plan Nord, vise à faire du Nord une destination de classe mondiale qui procure une expérience touristique authentique, exceptionnelle et sécuritaire, alliant la cohabitation des communautés locales et autochtones et le respect de la nature dans une perspective de développement entrepreneurial et d’enrichissement collectif.

Élaborée en concertation étroite avec les partenaires des régions concernées, cette stratégie a une portée de dix ans. En date d’avril 2015, le programme d’aide financière au développement touristique au nord du 49e parallèle a permis de soutenir 48 projets dont le coût total est estimé à plus de 70 millions de dollars.

Priorités d’action 2015-2020 dans le secteur touristique

  • Soutenir le développement de projets touristiques structurants au nord du 49e parallèle.
  • Appuyer les gestionnaires d’entreprises touristiques afin d’améliorer leurs compétences et celles de leur main-d’œuvre.
  • Élaborer des outils de commercialisation compatibles avec l’image de marque du Québec.
  • Acquérir des connaissances stratégiques sur le tourisme nordique.
  • Favoriser la mise en place de maisons touristiques régionales multifonctionnelles.
  • Diversifier les activités des pourvoiries du Nord.
Bioalimentaire

Serre

Élaborer et mettre en place un modèle bioalimentaire nordique durable en misant sur le potentiel du territoire

L’économie et l’emploi dans plusieurs communautés nordiques côtières ont longtemps reposé sur l’exploitation d’un certain nombre d’espèces marines telles que la morue et le poisson de fond, dont les stocks ont décliné. Ces collectivités ont maintenant le défi de trouver des débouchés pour d’autres espèces marines moins exploitées, d’adopter des pratiques de pêche davantage écoresponsables et de diversifier l’utilisation de leurs infrastructures vers l’agroalimentaire.

Par ailleurs, le coût élevé des aliments dans le Nord en raison notamment des frais de transport, associé à certaines lacunes sur le plan de leur qualité, de leur diversité, de leur salubrité et de leur valeur nutritive, a des répercussions sur la santé et l’espérance de vie des populations nordiques. Cela milite en faveur du développement d’une production agricole, de la transformation et de la distribution des aliments à l’échelle locale.

Priorités d’action 2015-2020 dans le secteur bioalimentaire

  • Fournir un appui adapté aux collectivités locales et autochtones isolées qui investissent en vue d’augmenter la production locale d’aliments pour réduire leur dépendance et le coût élevé d’alimentation. Par exemple, appuyer les initiatives d’implantation de cultures sous abris (serres, tunnels, etc.).
  • Appuyer le développement des filières des petits fruits nordiques et des produits forestiers non ligneux.
  • Outiller les collectivités locales et autochtones pour l’implantation et la surveillance de l’application de bonnes pratiques en salubrité des aliments à tous les niveaux (production, transformation, restauration et vente au détail).
Plan Nord